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Les DRH au coeur de la réponse des entreprises aux difficultés du confinement

Confinement : sachez repérer les difficultés de vos collaborateurs

“Tu sais, moi, je ne suis vraiment pas à plaindre. Pendant que je suis tranquille chez moi, les soignants, eux, sont en première ligne. Et pense un peu à ceux qui vivent entassés dans un F2.” 

Devant la violence de la crise actuelle, on a tendance à relativiser ses problèmes. Alors que le pays commence à envisager la reprise des activités, n’oublions pas que nous avons vécu pour certains des difficultés . Attention donc à ne pas minimiser les impacts de la crise actuelle. Elle aura des conséquences sur l’état d’esprit des collaborateurs. D’autant que le premier ministre, Edouard Philippe, l’a rappelé dimanche 19 avril: “il va falloir que le télétravail se poursuive dans toute la mesure du possible”. 

Depuis le début de la crise, les DRH sont sur le pont : participation à la cellule de crise, mise en sécurité des salariés, mise en place du télétravail dans l’urgence ou encore négociation des mesures de chômage partiel. Et, ils préparent aussi le déconfinement.

Aujourd’hui, il leur faut aussi savoir prendre le pouls des équipes pour repérer et accompagner les collaborateurs particulièrement en difficulté, comme le recommande l’ANDRH dans sa dernière enquête

Lire aussi >> Découvrez comment Touch and Sell prend le pouls de ses équipes même en confinement

Des salariés qui souffrent parfois en silence

Confinement : sachez repérer les difficultés de vos collaborateurs

Tous les soirs à 20h, les applaudissements crépitent. Dans la rue, on entend des klaxons et des cris. Tout le monde célèbre la mobilisation sans précédent du personnel médical. Comment ne pas se sentir chanceux quand le présentateur du JT procède jour après jour au décompte macabre des victimes. 

Diverses difficultés…

Chacun vit le confinement à sa manière, mais devant la diversité des situations, mieux vaut reconnaître que la situation est pourtant loin d’être facile à vivre. Voici quelques exemples qui peuvent malheureusement se cumuler :

  • La maladie : les témoignages des malades sont édifiants. Même lorsqu’une hospitalisation n’a pas été nécessaire, les symptômes sont souvent extrêmement pénibles. 
  • L’absence des proches : on sait bien que c’est pour les les protéger, mais c’est dur de ne pas pouvoir aller rendre visite à ses parents âgés. Quand aux apéro par Zoom, on ne peut pas dire que ça remplace le pot de fin de journée avec les collègues.
  • La concurrence entre les exigences professionnelles et familiales : pas facile de se concentrer tout en vérifiant le travail des enfants. Dans les tous premiers jours, certains ont pu également avoir des difficultés à s’approvisionner ! 
  • La surcharge de travail : dans de nombreuses entreprises, il faut improviser pour maintenir l’activité. Alors même que le travail à distance rend la coopération plus difficile, certains collaborateurs sont obligés d’enchaîner les conférences téléphoniques et vidéo toute la journée sans interruption ! 

Parfois psychologiques

À ces difficultés souvent très concrètes s’ajoutent des contrariétés plus psychologiques : 

  • La peur d’être infecté pour soi-même ou pour ses proches,
  • L’incertitude quant à la durée du confinement, partiellement levée depuis les annonces du 13 avril, mais constamment alimentée,
  • La perte de sens et la frustration : les salariés au chômage partiel ou total peuvent ainsi se sentir inutiles,
  • Et même, la peur des conséquences économiques de la crise (chômage, perte de revenu, …),

Le confinement restreint la majorité des échanges à la cellule familiale et oblige à la cohabitation constante sans véritable possibilité de respiration. Quand la famille est dysfonctionnelle, ces souffrances et ce stress s’en trouvent aggravés. Les spécialistes redoutent ainsi une hausse des violences conjugales.

Le Baromètre Opinion Way/Empreinte Humaine confirme ce tableau très sombre : 44% des salariés interrogés sont en détresse psychologique dont 18% en détresse élevée. Le cabinet spécialisé alerte logiquement sur la nécessité de mettre en place un plan d’action spécifique pour améliorer la santé psychologique des salariés.

Aider les salariés

Confinement : sachez repérer les difficultés de vos collaborateurs

275 000 volontaires inscrits sur la plateforme jeveuxaider. Les actions spontanées de solidarité ont littéralement explosé, notamment en faveur des personnes fragiles et isolées. L’entreprise n’est pas en reste. Engie, par exemple, a mis en place une plateforme pour recenser toutes les actions de volontariat à destination des personnes vulnérables. 

Et c’est vrai, au quotidien, tout le monde a bien senti qu’il fallait beaucoup d’accompagnement pour faire face aux différentes exigences ! On ne compte plus les Café Zoom, les causeries Team et autres instants d’échanges non cadrés qui réinventent les discussions autour de la machine à café. 

Mais, même si ces échanges sont nécessaires, il ne faut pas oublier qu’ils ont également chronophages. Et couplés à la bonne volonté, des repères sont souhaitables pour surmonter les périodes difficiles.

Boris Cyrulnik, un neuropsychiatre français, nous rappelle que le confinement est une solution pour se protéger du virus. C’est pourquoi, on peut assimiler la période actuelle à de la résistance.

D’ailleurs, s’il est prématuré de parler de résilience, la résistance, elle, repose sur trois axes : l’action, l’affection et la réflexion

Très concrètement, une enquête Empreinte Humaine indique l’origine du soutien que reçoivent les salariés :

  • Les collègues : 79%
  • Le manager direct : 70%
  • La direction : 67%
  • La DRH : 59%

Alors la fonction DRH doit-elle aller jusqu’à préconiser un programme de sport quotidien pour tous les salariés en télétravail ? 

Et surtout alors qu’il est de plus en plus difficile de séparer la vie professionnelle et la vie privée, jusqu’où l’entreprise doit-elle aller dans son obligation de protection ?

Garder le contact

Si ces questions sont légitimes, il faut rappeler une autre évidence : l’éloignement des collaborateurs rend la prévention plus difficile.

  • Comment garder par exemple le lien avec des salariés qui sont au chômage partiel ou en arrêt de travail et donc sont censés ne pas travailler ? 
  • Également, comment s’assurer qu’on détecte le mal-être ou la surcharge de travail de tel.le ou tel.le alors même qu’on a du mal à distinguer ses traits dans les rares vidéoconférences où il/elle a activé sa webcam ? 
  • Puis, comment faire la différence entre les petites difficultés du quotidien de confiné.e et la détresse de ceux ou celles qui perdent pied et s’isolent ? 
  • Et enfin, comment détecter les signaux faibles et agir au plus tôt dès que la situation le nécessite ? 

Les experts recommandent d’avoir un moyen pour que les salariés puissent exprimer leurs émotions et leur ressenti même s’ils sont négatifs. 

Chez Bloomin, nous préconisons de mettre en place une routine de feedback anonyme. Grâce à un questionnaire ludique et attrayant, les collaborateurs peuvent partager régulièrement leur humeur du moment. En effet, en s’appuyant sur une bibliothèque de plus de 450 questions validées par des experts, vous pouvez piloter vos propres indicateurs quelle que soit la taille de votre entreprise. 

Grâce aux enquêtes Bloomin, vous pouvez :

  • Évaluer régulièrement l’humeur de vos collaborateurs, 
  • Répondre rapidement aux principales attentes et ainsi renforcer la confiance entre les collaborateurs et le management, 
  • Travailler sur le développement personnel et optimiser la collaboration entre les personnes, 
  • Renforcer la communication de part et d’autres et ainsi le sentiment de transparence,
  • Rester régulièrement à l’écoute des collaborateurs et leur apporter un plan d’action.

Ainsi, vous pourrez préserver la motivation de vos équipes qui sera bien nécessaire pour redémarrer l’activité et relancer l’entreprise dans une démarche de croissance. 

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