La fin des jeux olympiques de Tokyo 2020 approche, il est l’heure pour nous de vous faire un petit bilan de cette édition. Loin de nous l’idée de vous parler du tableau des médailles ou de revenir point par point sur la victoire de l’équipe de France en judo. Aujourd’hui nous allons parler des 8 pratiques managériales directement inspirées du sport. Finalement la différence entre un entraîneur et un manager est mince. Tous deux ont pour mission commune d’emmener un groupe d’individus vers le dépassement de soi et la performance selon des règles et un environnement défini.

Sans plus de suspens, découvrez les 8 enseignements à retenir :

Pratique n°1 : Distinguer compétence de performance

Les pratiques managériales : le mental


Si sur le papier cela semble évident que les collaborateurs compétents soient les collaborateurs les plus performants, la réalité est quant à elle parfois bien différente. En effet, il est important de prendre en compte la variable “mental”. Dans le sport, cette notion s’avère être clé et bon nombre de sportifs la mentionnent comme l’élément de réussite. La capacité à gérer son stress et à prendre des décisions en un laps de temps court sont des facteurs de différenciation importants dans le monde sportif. En entreprise, le manager, à l’image du coach, a donc tout intérêt à développer le mental de compétiteur de ses collaborateurs. Développer chez eux cette capacité à décider vite et bien galvanisés par une détermination sans faille permettra aux équipes de se hisser au plus haut.

Pratique n°2 : Faire du changement une source de motivation

Les pratiques managériales : la motivation


Le changement représente bien souvent une source de stress supplémentaire. Cette perte de repères, notamment lors des grandes transformations, peut être déstabilisante. D’un autre côté, si on regarde du côté des sportifs, c’est en acceptant que rien ne se passe comme prévu qu’ils arrivent à faire face aux changements. L’évolution permanente du sport, que ce soit des règles ou du matériel, oblige les compétiteurs à développer sans cesse de nouvelles compétences et de revoir en permanence leurs méthodes d’entraînement. Finalement le parallèle avec le monde du travail est assez évident. Les législations changent et les outils évoluent. Le manager doit continuellement tenir ses collaborateurs informés, accompagner par la formation afin de leur donner toutes les cartes pour savoir faire face à de nouvelles situations. De son côté, adapter ses pratiques managériales à chacune des situations est la clé pour un management agile efficace.

Pratique n°3 : Galvaniser les collaborateurs autour d’un objectif commun

Les pratiques managériales : la cohésion


Pour ce point nous allons prendre l’exemple de l’aviron (petit disclaimer : bien que cela s’applique pour d’autres sports, l’aviron est visuellement plus parlant). En aviron, le barreur est le seul à voir l’objectif. Sa mission est de guider l’équipe, de l’encourager et de gérer la trajectoire. Les rameurs quant à eux propulsent le bateau en parfaite synchronisation mais surtout en totale confiance.

Ça ne vous rappelle pas vaguement quelque chose ? Si on compare le manager au barreur, ça vous aide ?

Le manager doit fédérer son équipe autour de cet objectif commun pour avancer ensemble dans la même direction. C’est cette notion d’unité qui permet au bateau d’avancer sans encombre. Le succès de la cohésion d’équipe réside dans la complémentarité des talents et non pas uniquement dans l’addition de ces derniers.

Prenons l’exemple du volley. Si l’équipe est composée de 6 joueuses extrêmement talentueuses dans la réception mais pas une seule ne sait attaquer correctement, la victoire risque d’être compliquée à assurer. Ce principe s’applique également en entreprise, une complémentarité des talents pour augmenter la performance collective.

Pratique n°4 : Laisser de la place pour les émotions

Les pratiques managériales : les émotions


Les émotions font partie du sport, c’est ce qui nous anime. Qui n’a jamais crié de joie sur un terrain, pleuré après une victoire, laissé éclater la colère après une défaite ? Pourquoi gagner si ce n’est pour la fierté, la joie et l’accomplissement que cela procure ? Il est important de transposer cette culture de l’émotion au monde du travail en offrant un lieu d’expression. Sur la durée, la dissonance entre les émotions exprimées et celles ressenties conduisent à un stress chronique voire même dans certains cas à des burn-outs et des dépressions.

Notre conseil pour faciliter la mise en place de cette pratique managériale : le feedback régulier. Il est un excellent moyen de récolter ces émotions mais également de mesurer leur impact sur les collaborateurs. Chacun est différent, les réactions aux situations ne seront pas les mêmes d’un collaborateur à l’autre. Il est également important, en tant que manager, de transmettre des émotions positives, reconnaissance, encouragement ou encore sympathie. Les équipes doivent êtres vivantes !

Pratique n°5 : Développer l’engagement individuel au service de la performance collective

Les pratiques managériales : la vision globale


À vouloir mesurer les performances individuelles à outrance, il arrive de perdre cette notion de performance collective. Cette vision globale doit exister au sein d’une équipe. Imaginons, si j’évalue uniquement les buts marqués par les joueurs de football, cela va créer une forte concurrence en interne. À terme, cela ne risque-t-il pas de devenir néfaste pour la performance de l’équipe ? Chacun ne voudra-t-il pas garder la balle pour aller marquer ? Le terrain deviendrait rapidement l’anarchie.

Transposons ça aux pratiques managériales maintenant. Combien d’entreprises ne basent leur évaluation que sur des critères individuels sans tenir compte du résultat collectif ? Créer de l’émulation au sein d’une équipe est une bonne chose tant que chacun connaît sa place, son rôle et les objectifs qui lui sont propres. C’est cette bonne définition des missions qui permet à l’équipe de travailler main dans la main pour atteindre ensemble les meilleurs résultats.

Pratique n°6 : Imposer des règles pour un comme pour tous

Les pratiques managériales : les règles


Le monde du sport est réglementé pour tous et les sanctions sont les mêmes pour chacun des compétiteurs. Ce principe doit s’appliquer au management. Fixer un cadre clair de ce qui est permis ou non permettra de réduire les tensions au sein des équipes. Il est surtout important de ne pas laisser de passe droit et de veiller à conserver son intégrité. Le manager doit imposer respect de ce règlement par tous, lui y compris, et sanctionner de manière proportionnée et respectueuse. C’est cette cohérence entre la théorie et les pratiques managériales existantes qui va permettre de renforcer le sentiment de confiance des équipes.

Petite question : Finalement, les règles ne contribuent-elles pas à la beauté d’un sport ?

Pratique n°7 : Synchroniser le corps et l’esprit

Les pratiques managériales : la synchronisation


Les plus grands sportifs vous le diront, il est primordial d’écouter son corps. Porter attention à ses besoins, notamment de repos, prendre le temps de lâcher prise sont nécessaires pour être performant. Même les plus grands athlètes ont le droit de souffler, alors vos équipes aussi ! Il est parfois même plus productif de s’accorder un moment de détente que de tirer sur la corde déjà raide. Combien de sportifs ont confié avoir fait “le match de trop” après une blessure…N’attendez pas la journée de trop. Cependant, il faut déjà parvenir à détecter les signaux qu’envoie notre corps. Insomnie, douleurs, irritabilité, tous ces signes ne sont pas à prendre à la légère. Apprenez à vos équipes à écouter leur corps, prendre le temps de se détendre, à se couper du travail le temps de synchroniser le corps et l’esprit. Croyez-nous ils reviendront plus motivés, plus performants et plus détendus.

Pratique n°8 : Développer la confiance en soi

Les pratiques managériales : la confiance en soi


Dans le sport individuel comme dans le sport collectif, la confiance en soi est des plus importantes. Cela va directement agir sur la prise de décision ! L’hésitation n’est pas un allié dans le monde sportif, dans le monde du travail non plus ! Développer la confiance en soi de vos collaborateurs va permettre de les rendre plus créatifs, plus audacieux et surtout plus performants. C’est en fixant des objectifs précis, atteignables et progressifs que vous allez pouvoir développer cette confiance. Chez Bloomin, cette pratique managériale est une valeur forte en laquelle nous croyons. Faire évoluer nos collaborateurs pour qu’ils deviennent, un peu plus chaque jour, la meilleure version d’eux-mêmes. 

 Vous souhaitez connaître les pratiques managériales les plus en adéquation avec vos équipes ?

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