Après une longue période de télétravail pour une grande majorité du monde professionnel, le retour au bureau peut être source d’angoisse ou de contrariété pour certains collaborateurs (94% des salariés veulent conserver le télétravail selon une enquête internationale de ManpowerGroup). Car le télétravail permet une certaine flexibilité des horaires de travail, plus d’autonomie. Travailler  à son rythme sans le bruit de l’open space finalement ! Alors comment faire pour rendre le bureau à nouveau attrayant pour les adeptes du télétravail ?

Le point dans notre article.

Faire du bureau un lieu de partage des connaissances 

Si le télétravail n’est pas toujours privilégié par les talents tout juste diplômés c’est notamment parce qu’ils savent que le bureau représente un lieu de formation où ils vont apprendre aux côtés de leurs compères. Si cela s’avère vrai pour les anciens étudiants, pourquoi ne serait-ce pas pour chacun des collaborateurs ? En adoptant un mode de travail collaboratif ou en co-développement en présentiel, vous allez permettre aux équipes de mettre en commun et de partager les compétences et les savoirs de chacun pour avancer en synergie sur un projet. Cette organisation va apporter une valeur ajoutée au bureau et maintenir, ou redonner, la motivation aux plus réticents. 

Recréer des moments de convivialité

Recréer des moments de convivialité

Nous avons beaucoup insisté sur l’importance des activités de groupe pendant le confinement qui ne doivent pas cesser avec la reprise en présentiel. Convivialité et cohésion, se cultivent et s’entretiennent. N’attendez pas de vos collaborateurs qu’ils se retrouvent d’eux même autour d’un café, prennent le temps de déjeuner ensemble. Le manager a une part de responsabilité dans l’ambiance de travail (ils sont d’ailleurs 98% à se dire attentifs au bien-être au travail de leurs équipes, selon le baromètre Climat Social 2020 de Cégos). C’est pourquoi il est important qu’ils incitent leurs équipes à passer des moments informels ensembles.  De la simple invitation à partager un café ensemble lors d’une pause, aux activités de team building.  

Comme le soulève Ludovic Girodon, dans son témoignage pour Bloomin, il y a une forme de lassitude qui s’est installée chez les collaborateurs. C’est pourquoi, un retour en présentiel devra être plus qu’un retour en openspace à travailler les uns à côté des autres. Le bureau devra redevenir plus que jamais une occasion de créer des souvenirs communs et un lieu d’interaction sociale afin de ressouder les liens parfois défaits par la crise sanitaire. 




Prendre en compte l’angoisse liée à la crise sanitaire 

L’angoisse et l’anxiété ont gagné bon nombre de la population depuis la crise sanitaire et représente une donnée à ne pas négliger. En effet, 48% des collaborateurs estiment que la première vague de la crise a amplifié leur niveau de stress, selon Cegos.

Les raisons de ce stress supplémentaire engendré par la crise sanitaire sont multiples :

  • anxiété personnelle face à l’épidémie,
  • confinement souvent en familles regroupées qu’il fallait gérer en même temps que le travail,
  • maîtrise plus ou moins bonne des outils et des modalités à distance,
  • impossibilité de se ressourcer avec les collègues …

D’ailleurs les inégalités de sexe se sont creusées : les femmes se disent plus stressées (53 %) que les hommes (41 %).  Elles ont souvent dû assumer une charge mentale – déjà forte – supplémentaire.

Enfin, pour 66% des collaborateurs (66% des salariés, +10 pts vs 2018, et 68% des managers), ce niveau de stress a un impact négatif sur leur santé. Les problèmes psychologiques graves (tels que le burn out ou la dépression) touchent encore près du quart des collaborateurs (23% chez les salariés, 27% chez les managers).

Si certains avancent à reculons sur le chemin du bureau de peur d’être touché par l’épidémie encore présente, il faut alors veiller à instaurer des règles rassurantes pour tout le monde. Outre le stress, le retour au bureau peut également amener de la méfiance dans les équipes et notamment envers les jeunes. Parfois décrits comme fêtards et peu précautionneux mais surtout asymptomatiques, ils peuvent représenter, souvent à tort, un danger de contamination dans l’esprit de leurs collègues. Les entreprises se doivent donc de respecter les protocoles sanitaires pour garantir la cohésion de leurs équipes mais elles doivent aussi les écouter pour connaître leurs besoins, craintes et attentes pour assurer un retour réussi.  

A chaque génération sa quête d’un meilleur équilibre

Toujours selon la même étude, 43% des sondés estiment que la crise marque la fin de travail à temps plein au bureau, avec son horaire de 9h à 17h. Le modèle de travail hybride, qui combine les avantages du travail présentiel et du télétravail, s’impose comme le modèle du futur.

La plupart des personnes appartenant à la génération Z (nées après 2000) souhaitent retourner au bureau pour nouer des contacts et se développer personnellement. Les millennials (1980-2000) ne partagent cette opinion qu’à 38%; ils se soucient davantage de leur santé et de celle de leur famille. Ils sont aussi les moins enclins à abandonner la flexibilité gagnée grâce au télétravail. Tandis que la génération X (1965-1980) veut retourner au bureau pour mieux se concentrer sur son travail sans se laisser distraire par les obligations domestiques. 

Des besoins spécifiques à évaluer

La solution se trouve donc dans la mise en place de politiques de ressources humaines individualisées, adaptées aux besoins spécifiques à chaque génération. 

La mise en place d’une écoute des collaborateurs permettra d’identifier les besoins spécifiques et leur évolution dans le temps. Pour un passage à l’action le plus efficace possible. 

Pour donner des solutions adaptées, vous pouvez par exemple pousser l’analyse par équipe.

Carte analyse par équipe

David Bernard, CEO d’Assessfirst, qui est passé en full remote cette année à la suite de la crise sanitaire, explique le rôle central du feedback des collaborateurs dans les transformations mises en place ! 


 112 total views

Partager