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Ca y est, déconfinement J+ 5 jours. 

Quel plaisir de pouvoir se promener sans attestation ! Agréable également de constater la réouverture de commerces non essentiels ! 

Alors qu’individuellement, nous pouvons nous réjouir de ces libertés retrouvées, en entreprise, le redémarrage des activités, réel, reste néanmoins bien timide. 

Selon l’institut Xerfi, il faudra au moins 6 mois pour que 30% des entreprises retrouvent un niveau normal d’activité. Évidemment, la reprise sera variable selon les secteurs d’activité avec probablement un avantage à l’industrie et au BTP.

Le déconfinement, c’est donc l’occasion d’une reprise graduelle des activités dans le respect du contexte sanitaire.


Déconfinement : un retour au travail très encadré

Quel encadrement officiel ?

Le Ministère du Travail a publié un protocole de déconfinement . Ce dernier rappelle que le télétravail doit être la norme chaque fois que c’est possible. D’ailleurs, l’ANDRH dans son étude flash confirme que le télétravail va probablement se développer dans 74% des entreprises. Par exemple, PSA a déjà annoncé pérenniser cette organisation du travail pour 80 000 collaborateurs dans le monde

S’il faut privilégier le télétravail, c’est que le retour sur le lieu de travail pose un certain nombre de difficultés qui doivent bien être appréhendées par les DRH : 

  • Organisation familiale : les écoles ou les crèches par exemple reprennent très progressivement et avec un fonctionnement largement dégradé (repas, horaires, …). En parallèle, certains parents ne sont pas prêts à laisser leurs enfants reprendre la vie en collectif
  • Transports : en Île-de-France, on estime que les transports publics ne pourront accueillir que 15% du nombre de voyageurs habituels. Pour éviter une envolée des trajets en voiture, 1000 km de pistes cyclables ont été installées en quelques jours
  • Limitation des effectifs : le protocole de déconfinement donne les modalités d’un calcul savant qui garantit la distance sociale. Il faudra donc 4m2 utile par personne. 
  • Limitation des flux : autre casse-tête à résoudre, les flux de salariés qui devront pouvoir circuler sur le lien de travail sans risquer la contamination. Ascenseurs, couloirs, portillons d’accès, les spécialistes doivent tout scrupuleusement analyser. Ce qui soulève naturellement la question centrale des horaires de travail. 
  • Restauration : c’est un autre point épineux qui devra être réglé au cas par cas, suivant les capacités de l’opérateur éventuel du restaurant d’entreprise.

Quelle application dans l’entreprise ?

Les DRH ont donc contribué à élaborer des plans de déconfinement des entreprises qui doivent ensuite être appliqués par les collaborateurs. Dans le détail, on retrouve la formation et l’information sur les gestes barrières au coeur de ces plans qui sont en général discutés avec les représentants des salariés. De ce fait et dans la mesure où l’activité reprend de manière très progressive, les DRH privilégient fortement le volontariat des collaborateurs. 

En effet, au-delà des aspects techniques et réglementaires, il est primordial de maintenir la bonne adhésion des salariés à la démarche de reprise de l’activité.


L’engagement des collaborateurs est plus que jamais nécessaire

Dans certains cas, le déconfinement visera à faire revenir sur le lieu de travail des salariés auparavant en télétravail. Mais pour l’essentiel, cela concerne des salariés qui étaient au chômage partiel. Soit parce que qu’ils ne pouvaient opérer leur activité que sur le lieu de travail, soit parce l’entreprise faisait face à une baisse d’activité. 

L’objectif est donc bien de relancer les opérations en s’assurant en premier lieu qu’on s’occupe des clients. En premier lieu, il faut  reprendre au plus vite contact avec les clients et prospects pour les aider dans leur propre dynamique de reprise. Cela même si les commerciaux mettront un certain temps à resigner des commandes.

Si l’expérience client est bien au coeur de la reprise, le principe de la symétrie des attentions nous rappelle qu’il faut également s’intéresser à l’expérience collaborateur. Car il est maintenant évident que les salariés n’ont pas tous vécus le même confinement et que cette expérience sans précédent a même plutôt aggravé les inégalités.

C’est pourquoi, sans que le management s’en rende toujours compte, certains collaborateurs ont pu souffrir, perdre pied, ou encore s’isoler. Dans le silence du télétravail, tel ou telle ne s’en sort pas ou va peut-être au-delà de ses forces

Avant de demander toujours plus d’effort, il est donc indispensable de “prendre la température” par exemple au travers d’une enquête pulse pour déterminer la capacité d’engagement des collaborateurs qui, on le sait, dépend étroitement du bien être psychologique. 

Comme le disait avec humour la chroniqueuse Laure Closier sur BFM, le pire serait que les salariés entament “une grève de la bonne volonté où les process appliqués à la lettre vont tuer la production”.


Livre blanc « Télétravail : quelle expérience collaborateur à distance ?  » 

Bloomin - Déconfinement : en route pour la reprise

Piloter et réussir la reprise

Un changement de paradigme dans la communication

Traditionnellement, les DRH utilisent tous les outils de la communication descendante pour diffuser des messages à tous les collaborateurs. Or, dans le contexte actuel, pour l’application des nouvelles procédures sanitaires, l’information est désormais complétée par de la formation à distance. 

Brahim Ammar, le dirigeant de Jeumont Electric interrogé par Les Echos, le confirme : 

“Durant cette période, nous avons beaucoup communiqué avec les salariés, à la fois en leur envoyant notre plan de continuité d’activité, mais aussi via une plateforme numérique dédiée, pour les informer des mesures de sécurité instaurées.” 

Pourtant, face à cette situation totalement inédite, les efforts engagés sont largement insuffisants comme le révèle l’Etude flash de l’ANDRH rendue public le 29 avril: 

Etude Flash ANDRH publiée le 28 avril

Lorsqu’on interroge les DRH sur la manière dont ils ont associé les salariés au plan de déconfinement, ils répondent

  • Via les représentants du personnel à 85% : si préserver un dialogue social de qualité est fondamental dans la période actuelle, les représentants du personnel sont malheureusement parfois prisonniers de postures liées à leur appartenance syndicale. Les associer est donc nécessaire mais pas suffisant, 
  • Via les managers à 37% : ce chiffre est étonnamment faible, peut-être qu’il témoigne d’une volonté des DRH de “garder la main” sur un sujet aussi sensible. Peut-être également que les managers ne sont pas toujours à l’aise lorsqu’on leur demande d’être particulièrement à l’écoute des difficultés (y compris privées) que rencontrent leur collaborateurs,
  • Via une enquête à 15% : c’est naturellement la solution que nous recommandons car elle est anonyme et permet véritablement d’associer l’ensemble des collaborateurs à la démarche. 

Le feedback : un levier efficace

En réalité, l’intérêt d’une enquête auprès des collaborateurs va bien au-delà de l’élaboration du plan de déconfinement et de reprise d’activité. 

Car le plan va très vite se trouver confronter aux difficultés de la mise en oeuvre. Tout le monde est bien conscient que nous vivons une expérience totalement nouvelle qui va nous réserver bon nombre de surprises. Et par des enquêtes successives, au plus près des réalités concrètes, le management sera en mesure de réagir très vite. 

Chez Bloomin, nous considérons donc que la réussite du déconfinement et de la reprise d’activité s’appuient sur l’engagement des collaborateurs et la capacité des dirigeants à s’adapter au plus vite aux remontées du terrain. 

Pour en savoir plus



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